Utilities Policy, 18 (2010), pp.77-85
Résumé: les renégociations des partenariats public-privé font l'objet d'une attention soutenue dans le cadre des théories des contrats. Nées de stratégies opportunistes, et visant à s'approprier des rentes, elles sont vues comme un écueil à éviter, puisqu'elles génèrent des pertes de surplus social. Même dans les cas où elles visent à mettre en place des investissements non contractualisables ex-ante, ces renégociations sont modélisées via un processus par lequel les parties maximisent leur surplus individuel de court-terme.
Cet article propose une vision alternative. Au travers de deux études de cas, nous montrons que les renégociations peuvent être coopératives. Ces études de cas suggèrent que lorsque les parties accordent de l'importance à leurs relations bilatérales présentes et futures, elles sont plus enclines à trouver des solutions soutenables et avantageuses pour toutes les parties au contrat. Même en agissant pour leur intérêt propre à l'étape de la renégociation, les parties cherchent à maximiser le surplus total. De cette façon, elles renforcent la pérennité de leurs relations.